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Chapitre 158

LA FIN D'UNE ÉPOQUE



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Attention : peinture fraîche

Et voilà, il va nous refaire comme tout le monde un chapitre Obama, raconter sa soirée au Connecticut face à Fox News laissant tomber ses statistiques comme un Risk temps réel...

Ca m'a bien tenté, je l'avoue. Intrigué et fasciné par cet élan politique qui ne peut laisser indifférent. Certes, il reste à transformer l'essai, et beaucoup de "verges" à parcourir avant de passer les poteaux. C'est ce qui rend les choses compliquées quand on promet le changement : il y a encore des électeurs qui l'attendent. Pas facile, la politique...

Je vais peut-être vous surprendre, mais moi, le changement de génération, d'attitude, d'époque, je l'ai déjà senti, je l'ai même déjà vu.

Depuis mon retour des USA vendredi, déjà, quelque chose a changé.
Si si. Au 220 Villeray pour être exact : le Miss Villeray s'est enveloppé d'un intriguant papier kraft et, jusque tard dans la nuit, des projecteurs d'appoint éclairent de courageux artistes peintres qui redonnent à la Miss un vent de fraîcheur, un parfum du XXIème siècle.

Pas de doute, les vents du changement sont déjà là.

Mais, comment se refera la vie de quartier autour de ce nouveau venu?
Et que restera-t-il des verres de Belle Gueule pression à 2.25$?
Pourra-t-on toujours regarder des games du Canadien, au son des video pokers? Et où mes voisins suivront-t-ils les matchs de l'équipe du Portugal désormais?
Aller, ne boudons pas le changement par principe. L'enseigne ne disparaît pas, et ce bar sera avant tout ce que le quartier en fera. Et la vie dans Villeray gardera le charme de son remboureur, des steam hot-doy de Di Lala, les robes de Slak, l'underground travail de SteelWork, et bien sûr l'indétrônable garage "Essence".

Pour le reste, savourons notre changement (ta gueule Justin), et surtout le leur. Inchallah.

 

 

 

 

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