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Cadeau de la Nature

Grosse fête d'été à l'appartement ce samedi, sur la terrasse ensoleillée. Une après-midi qui défile sans contraintes, sans vrai rapport au temps. Les amis étaient là, les raisons de fêtées étant improvisées à mesure que les verres se vidaient, dans une bonne humeur et convivialité qui rappelle tant de moments ici, depuis quatre ans déjà.
L'été à Montréal avait ce goût de liberté et d'insouciance, cette tiédeur des soirées entre amis, mes premiers amis sur ce continent. Andréas, Vlad, Rosa, Paul, Julien, Julie, Omid, Nhan... Et puis hugo avant hier, Olivier hier, Lucas et Patricia ce soir. Le genre de vie qui fait aimer ses 20 ans, même quand on en a plutôt 30. Sans excès, mais remplis de plaisirs; la vraie maturité. L'âge auquel on se référera quand nos enfants iront au lit, et qu'une autre saison de la vie nous emmènera voguer ailleurs.

Fleurs du printemps et fruits de l'été rivalisent de couleurs et d'abondance un peu partout derrière la maison, et l'été prend comme un goût sucré qui ferait presque oublié que ma belle est partie au loin. Alors on joue au célibataire, raffermit son cercle d'amis, saute sur tous les plans venus pour colorer un peu plus son quotidien, en attendant que les vacances nous rassemblent à nouveau.

Au fond moi aussi je profite de ces jours un peu seuls pour me nourrir de quelque sentiments profonds, enfouis. Quelque besoin de témoigner, d'être présent pour d'autres, pour moi aussi. Achever quelque qu'interminables travaux. Et surtout, surtout, apprendre à vivre un peu loin, à vivre autrement et trouver le meilleur des deux mondes.
Retrouver le goût d'écrire, aussi. Même si c'est pour servir des chapitres comme cela, un peu quétaines, mais qui résument plutôt bien les petits sentiments du jour!

 

 

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