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Chapitre
146
2 FOIS PLUS DE PLAISIR |
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Piper
Aztec PA-23 250 C
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L'appareil n'a rien à voir avec tout ce que j'ai pu conaître par le passé. Sa taille et sa masse ne sont même pas comparables au petit Cessna 172 qui avait jusqu'ici l'habitude d'accompagner mes chevauchées aériennes au Québec. Passer sur bi-moteur, c'est réellement changer de monde. A Beloeil, en ce beau samedi de février, c'est pourtant le saut que je m'apprête à faire. Longtemps évoqué comme un lointain projet, le moment était venu de le réaliser, et de finir ma formation IFR sur cet appareil, en grandes pompes. Le
vieux Piper Aztec de Philippe nous accueille pour une première
prise en main. Anick et Estelle (notre colloc de choc) allaient assister
à ce grand jour. |
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Un
cockpit qui a de la gueule
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Mais pour aujourd'hui, un peu de maniabilité suffira: virages à grand inclinaison, décrochage lisse, décollage et quelques atterrissages à St Hyacinthe, c'est à dire à quelques minutes de vol pour ce bolide qui fonce à 200mph. (170kt) La
visite prévol est longue et rendue un peu laborieuse par la neige
et la glace au sol, ainsi que le froid qui gèle les doigts et
les orteils. Puis c'est la mise en route des moteurs, qui se mettent
à tourner silencieusement de chaque bord. A l'arrière,
les passagères n'ont pas de casque, ce qui serait impensable
en monomoteur. L'excitation est bien présente, vite remplacée
par un bon niveau de stress quand il faut taxiier, et que seule la place
de gauche (la mienne) est équipée de freins. Avec les
plaques de neige qui parsèment les taxiways (et la moitié
de la piste), mon instructeur a intérêt à avoir
confiance en moi s'il ne veut pas retrouver son joujou dans le fossé
ou contre un bâtiment. |
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Un
vol mémorable
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L'inertie de la machine, couplée la puissance qu'elle développe en donne un maniement tout en douceur, efficace et souple; bref, un pur bonheur. La charge de travail en circuit d'approche est nettement plus soutenue, bien sûr, mais en même temps l'avion semble tout seul suivre son plan de descente. Les atterrissages sont aisés, malgré le manque de repères en hauteur, vitesse et cabrage. Bref, au bout d'une heure de prise en main sous un magnifique soleil couchant, on rentre à Beloeil le coeur et la tête pleins de sensations... et d'émotions. Vue la faible taille de la piste à Beloeil et la neige qui en recouvre toute sa moitié droite, je laisserai pour cette fois l'atterrissage final à Philippe, m'occupant uniquement du freinge : assez travaillé pour aujourd'hui!
Depuis, je ne cesse de revoir les images de ce vol dans ma tête; revivre les sensations de pilotage, de voir les instruments du cockit en m'endormant. Si J,hésitais hier encore à franchir ce pas, jamais je ne regretterai de l'avoir désormais fait! Des heures de rêve en perspectives... au sol comme en l'air! |
