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Hors-saison



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Angoisse féline


Comme une envie d'écouter du Cabrel, un dimanche midi, fête du Canada - et du déménagement. Une légère envie d'être aileurs, moitié romantique, moitié un peu triste sans raisons.
Il devrait faire beau dehors, mais un air frais et grisâtre vient voiler cette journée à la maison. Ni envie de sortir, ni tout à fait joyeux de pouvoir vaquer à mes occupations. Mes collocs sont absentes, ma belle travaille toute la journée. Matin câlin, et puis... un vide. Un vide qui me fait sentir idiot, depuis le temps que je ressens ce besoin de faire mes petites affaires tout seul, de temps en temps. J'aimerais d'un coup inviter des amis, me montrer que je ne suis pas seul ce midi, même si je l'ai voulu et l'apprécie. (la preuve, je reprend ce blog que j'avais laissé aux herbes folles depuis des mois).

Alors c'est quoi? Cet air craintif que je retrouve dans les yeux du chat. Il n'attend qu'une amorce de geste pour bondir se réfugier dans une autre pièce. Il n'attend qu'une décision de ma part en fait. Et ça l'angoisse. Coïncidence?

Le mois prochain, on déménage. Ouagadougou? Iqualuit? Non.
Henri Julien. Plus haut. A deux.
Après la fièvre des visites vient le flottement de l'attente. Les questions qu'on n'a pas encore mises en boite. La vie qu'on s'apprête à déménager.

Aujourd'hui, j'aimerais tout empaqueter et partir 1 mois dans un rêve et ratterrir dans notre nouveau nid. Un de ces jours où l'on regarde le monde d'en bas, en rêvant multi-IFR; la conscience distendue par ce grand écart sentimental.

J'aurais pu vous parler de grands voyages, de sable et de soleil, de vents d'un autre continent, de châteaux audacieux ou de mon vert et tendre pays. Des couleurs de leur chat qui n'est plus, des souvenirs du temps passés qui rebouclent au coeur.
Mais aujourd'hui, cet après-midi, j'ai juste envie d'écouter du Cabrel. Je vous l'ai déjà dit.

 

 

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