|
Chapitre
127
|
THE BUZZ
|
Télécharger
en taille réelle :
|
|
|
|
|
|
|
Sudden
strike |
|
|
|
Soirée
d'orage hier. "Canicule" oblige, me direz-vous. C'est idot mais pour un instant, j'ai repensé à Tyr, Cana, Beyrouth, qui attendent que le ciel leur apporte la "stabilisation", la "paix durable" que tout le monde attend - mais pas de la même manière, et pas du tout pour les mêmes raisons. La lecture quotidienne de la presse ces temps-ci me renvoie avec tellement de dégoût les mêmes mots-concepts-détournés qu'ils dissolvent à eux même l'information en tant que telle. Aujourd'hui,
qui n'est pas pour la "paix"? Et
dans le cas présent, ça veut simplement dire laisser tout
loisir à un pays d'envahir et ravager son voisin. Attendre que
le massacre soit total, la destruction bien achevée et les populations
éjectées pour envoyer les Nations Unies constater les
faits et enterriner la nouvelle géographie du Proche-Orient.
Une paix durable, dans un tel contexte, qu'est-ce que c'est? un Reich de 1000 ans? Curieux retournment de l'Histoire... Cette peur des mots qui fâchent verrolle tellement les discussions internationnales - en particulier quand Israël est impliqué - que cela en devient grotesque et frise le non-sens. Cela donne des discussion ubuesques aux Nations Unies, et des articles de journaux chaque jour un peu plus vide de sens. Tristes perspectives en tous cas pour les Palestiniens. De nos jours, avoir un pays et des frontières reconnues internationnalement ne pèse pas lourd dans la balance. Peut-être que le status de réfugié est finalement mieux protégé que celui de citoyen? En
tous cas. Les notions ont bien changé à travers les siècles. Une chose est sûre, le vocabulaire doit suivre l'actualité, et oublier un peu l'Histoire : Gaule,
-100 : "conquête" De quoi y perdre son latin. Les choses étaient tout de même plus claires dans l'antiquité. Pas si fous, ces Romains : au moins, ils savaient pourquoi ils se battaient! |
