Chapitre précédent
Chapitre 126



Chapitre suivant

 

2, C'EST MIEUX

 

Télécharger en taille réelle :

Un verre par jour, c'est bien.
Mais 2, c'est mieux!
2006-07-09 18-44-53


Revisiter ses pas, ses premiers pas, à la lumière d'une vie nouvelle.
Faire tomber ses certitudes, donner du crédit à ses doutes, ses espoirs. Doubler sa démarche, les yeux toujours en l'air, mais la main jamais perdue.

Apprendre aussi l'équilibre, reformatter sa vie, version cinémascope. Livrer ses doutes, grandir, trouver un sens dans chaque chose.

À deux, c'est mieux.

Seul, on se sent infiniment libre. Une capacité d'absorber le monde, de s'y modeler, d'y trouver "sa propre densité". De se façonner chaque jour une "existence en archipel". Je pense l'avoir assez expimé sur ce blog depuis maintenant 2 ans.
Une chance unique aussi d'oublier le monde, se s'y oublier surtout.
De s'y croire comblé, fini, réalisé, au sein de sa bulle intérieure.
Celle-là même que l'on protège si fort du monde, que l'on n'exprime que
par effet de prisme.

Et puis un jour les niveaux de réalité s'échangent contre une part de rêve. Ces rêves qu'on chérissait tant pour leur infinité fragile et qui soudain vous renvoient un écho, tellement improbable. Sondeurs de l'univers, qui fermait chaque soir les yeux sur un ciel rempli d'étoiles; surpris une nuit d'en retrouver une dans sa poche, lui qui les rêvaient inacessible à jamais.
Ca prend du temps d'accepter que l'univers soit tangible. Que le rêve
soit réel. Ca prend une vie. Au moins.

Mais à deux, on touche chaque jour le ciel. On voit loin, et on vit double. On apprend à recevoir quand on ne sait que donner. On vit les absences comme autant de présences. On s'émerveille, se sent exister.
Vivre, vicéralement, au plus profond de soi-même, tout en s'oubliant contre une unité qui dépasse la somme des parties.

Sentinelle infatigable, qui veille sur nos trop longues veilles.

 

 

 

 

Chapitre précédent

Table des matières
Chapitre suivant