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ENCULÉ... CULÉ... CULÉ... !

 

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Que de la gueule
2006-07-12 17-01-03


Le Pouce, c'est une occasion idéale de s'adonner aux plaisirs de la sociologie de comptoir, version exécution sommaire, tribunal de guerre. 5 secondes pour sonder les chances que la voiture qui arrive nous prenne. «Ah, la minoune rouge toute pourrie là-bas, ça pourrait le faire!». Ou bien «Oh le gros Garry dans son SUV de beauf, laisse tomber, aucune chance...»
Mais nous aussi, sur le bord de la route, nous sommes sondés. A peine 1/2 seconde pour faire bonne impression, enlever les lunettes de soleil, masquer les sacs, faire un sourire, se cacher dans le fossé ou jouer au petit couple modèle - chacun sa stratégie, elles se défendent toutes, dépendament des goûts ou orientations des conducteurs!
Alors on implore, on amadoue : «aller, aller, please... un petit effort...»

Et puis sitôt le véhicule passé, (stoïquement, peureusement ou dédaigneusement) une avalanche d'insultes s'abat sur lui, impuissante, comme une salve de mitrailleuse tirée hors de portée et qui se contente de tinter en riochant sur sa plaque de char :

«Connard...!»
«Salope...!»
«IEEeeennnnculé...!»

 

(pas de doutes, les bonnes vieilles injures de France, ça garde un incroyable pouvoir déstressant. Et contagieux!)

 

 

 

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Pancarte modèle
2006-07-14 14-32-57


Faire une pancarte, ce n'est pas rien. D'abord, quoi écrire?
Un bled inconnu auquel on veut se rendre? Une ville plus grosse mais qui ne nous amène qu'à la moitié du chemin? Une autre ville plus éloignée, que tous ne rejoindront pas...? Cruel dilemne.

On en a vu certains proposer de l'argent : «20$ pour Montréal»
Pas besoin, on a réussi à se faire prendre avant lui! Il a dû l'avoir mauvaise... Le conducteur aussi d'ailleurs, en aprecevant son panneau, à peine 100m après nous avoir embarqués...

Et puis le pouce, c'est aussi rencontrer des gens complètement improbables :
- un conducteur de cargos sur le St Laurent
- un gars qui va bûcher jour et nuit dans le bout de Forestville
- un gars qui «va rejoindre des copains dans un camp de nudistes»
- une femme pilote d'hélicoptères
- un petit jeune qui va rejoindre sa blonde à Sept-Ile
- un gars qui prend des vacances chez lui à Québec... pour dormir
- un car de mamies du 3ème âge pour qui on devient une attraction

 

 

 

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Quand on n'a pas de char... on a des jambes!
2006-07-12 20-56-42


Et puis quand on n'a pas de lift, on s'arrange autrement. On marche, parfois. On se repose un peu dans l'herbe. On mange un morceau, fait des photos. Parfois même le paysage est tellement splendide (Charlevoix oblige) qu'on prierait presque pour ne PAS être pris, et "devoir" camper sur place!

Bref, c'est la vie qui prend son temps. Et on prend aussi le temps de la vivre.

 

 

 

 

 

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