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SQUARE ROOT OF THETA

 

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Peigne de Dirac
2005-11-13 09-39-28

La mathématique de novembre a parfois ceci de pur qu'elle met en scène une rigoureuse partition du monde. Ombres nettes et lumière franche. Dissipés les cirrus des derniers feuillages. Les arbres n'ont plus que les contours crus de leur squelette à projeter sur les trottoirs et les rues mises à nu, soigneusement balayés des stigmates de l'automne.

La ville ainsi asseptisée s'ouvre alors au ciel, attendant fébrilement les premiers voiles immaculés - pour combien de temps?

Mais dans ce sursis que Novembre nous octroie, ce sont les sourires qui fleurissent sur les trottoirs beignés d'une lumière douilette à laquelle chacun croyait avoir pourtant dit au revoir. Un samedi matin comme un autre, semblait-il? Le clin d'oeil complice d'un soleil qui n'attend que le plein hiver pour faire étinceller la vie.

 

 

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Mais le temps qui défile a ceci d’imprudent
Qu’il ne tient qu’à un fil de lui rentrer dedans
2005-11-13 09-34-17

 

Combien d'indices du temps,
le petit comme le grand,
le précieux qui défile,
l'imprévu qui revient?

Chaque recoin de cette photo me donne envie d'y toucher, d'en peser le sens, la texture, la mémoire. Les saisons et les années y défilent et s'y croisent. S'y conjugent.

Et je me sens riche d'y lire cette lumière.
Riche surtout d'espèrer la transmettre.

 

 

 

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Psychotique ou névrosé?
2005-11-13 09-41-23

Troisième photo, moins évidente.
Si je vous dit que c'est pour ça que j'aime cette vi(ll)e, je sais que le raccourci serait bien trop rapide et laisserait malgré moi un océan d'incompréhension.
Alors je vais me contenter d'une chose : c'est parce que je sais qu'il n'y a rien que je savoure le bonheur d'en être pleinement satisfait.

 


 

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