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Chapitre
101
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GRANULARITÉ
ET CONTRE-JOUR
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Granularité |
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Un mois et demi à user son énergie. Dissiper doucement une certaine réluctance au pays. Maintenir une pente - ou du moins son idée - face à laquelle motiver le présent. Mais au fil des semaines et par une lente confusion des saveurs, c'est contre autre chose que l'on se découvre exister : contre un passé, pas si lointain, que l'on tâte enfin son existence en pointillés. Un manque oublié qui soudain se cristalise en un vieux mur de briques, une ruelle ombragée, des bouclettes souriantes, une métropole accueuillante où l'on a finalement construit un peu plus qu'un nid pour l'été. Electrochoc de l'Ontario, dont les loisirs un peu plattes donnent du relief à ses propres mémoires. Curieuse impression que de se sentir vivre au delà de la réalité locale. Une après-midi de CASCAR que les plus passionnés vont vivre à 100%, je me surprend à la vivre 17% "autrement" Au-delà peut-être. Au delà des aspérités de la course, vers une autre granularité. La même qui me fait écrire ces mots ce soir. |
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Réalité
du travail
2005-09-20 16-55-23 |
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Mais le vrai moteur de cette parenthèse Ontarienne, c'est évidemment les responsabilités nouvelles qui m'ont été confiées, et le réel défi que cela m'a imposé. Défi d'orgueil, bien sûr. Défis aussi techniques, diplomatiques, et sociaux. Une équipe volontaire et dynamique avec qui j'ai toujours plaisir à travailler aujourd'hui encore - et qui me l'a si chaleureusement rendu. Très honnêtement, le côté "organisation sociale" est celui auquel j'étais le plus rôdé, les multiples «plans à la BEgos» des quelques 10 ans passé m'ayant fait la main sur le dos de nombreux d'entre vous. L'arbitrage
des luttes d'influence entre les boss des différentes sociétés
impliquées dans le projet était par contre terriblement
usant. Vicéralement opposé aux tentatives de chacun de
se dédouaner de toute responsabilité liée au projet,
au risque (assumé?) de le faire s'écrouler, j'ai au fil
des semaines dû apprendre à composer avec ces acteurs qui
peuplent la sinistre cour des "grands", à jamais démystifiée. |
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Trop
de trop tue le trop
2005-09-27 19-08-11 |
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Quand
on est à maison, on peste contre ses collocs qui laissent le
rouleau de PQ achevé sur son dévidoire. Monde
de merde. Une existence à contre-jour qui prend forme dans le contraste du voyage, de l'éloignement, de la routine. Une fausse routine qui s'ancre dans un monde presque parallèle, divergent. Car en même temps, on continue de vivre en soi des instants de sa vie "normale". Souvenirs, envies. «Nous transpirons d'une existence en archipel»
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merveilleuse citation tirée de
"4430 miles au compteur",
Gabriel Jones, Gonzague Verdenal |
