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Chapitre
097
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YOURS TO DISCOVER
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Road
trippin' |
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Prendre au mot une plaque de char, ça peut paraître idiot. Justifier ainsi son voyage, ça a au moins le mérite de faire sourire les gens. Pas plus d'explications à apporter, le ton est donné. «Ontario,
yours to discover». OK, déjà 14h00 à Peterborough. Le soleil donne. Le travail est achevé. La nuit d'hôtel est déjà réservée, et j'ai la Pontiac pour le weekend. Time to hit the road. "kilométrage
illimité". Ca ne vous a jamais démangé de
voir cette annotation sur votre contrat, et ne jamais en profiter
véritablement? Moi, si. Alors qu'est ce qu'on attend? Vous me suivez? On va bien voir de quoi elle a l'air ette province. |
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Le
soir, le soleil se couche. Et c'est beau.
2005-07-08 20-31-39 |
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6
heures plus tard, le bras gauche un peu plus bazané, et les lèvres
ankylosées par mes débuts à l'harmonica, la route
#6 s'arrête. Terminus, tout le monde descend. Pour continuer,
faut attendre le ferry. 18$. 50 avec la voiture. No way. C'est pas que
quelqu'un m'attende, quelque part. Cela se saurait. Mais il faut parfois
savoir borner ses folies. Un coucher de soleil, un «schpops!» qui a involontairement fini dans le lac. (un bémol cependant : c'est le premier que je réussis. Andi va être fier de moi!) Entre
temps, un paquet de kilomètres, sous un ciel magnifique remplis
de CB et de TWC d'un blanc éclatant (au sommet paraît que
c'est des cristaux de glace). Et tout comme moi, ils ne faisaient que
passer.
Un retour qui sera d'ailleurs mouvementé, puisque mon idée de passer cette fois par Toronto aurait franchement nécessité autre chose qu'une carte aéro "Montréal-Détroit"... |
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Pour
la qualité d'une lumière
2005-07-08 20-18-56 |
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Et
oui, déjà le retour. Pourquoi
revenir? Parce que ma nuit d'hôtel est payée. Fausse raison,
bien sûr. Hey, vous commencez à me connaitre on dirait?
Allez, disons que de toutes façons j'avais des affaires à
y récupérer... Et puis aussi peut-être pour une certaine lumière en devenir. Celle que l'on trouve éclairant le phare du bout du chemin. Qui est celle-là justemement parce que ce phare est au bout, parce que l'on est venu au bout, nous aussi. Un écho à «une certaine odeur de cire», qui me fera souvenir longtemps de cette photo, de ces lieux, de ce voyage insolite. Solitaire. Mais pas tant que ça. |
