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VACANCES DANS LE COMA

 

 

 

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Hail to the Queen
005-07-06 20-06-02


Aller pour le boulot à Peterborough, ça a pour certains des allures de punition. (surtout si c'est pour faire des test unitaires sur l'AS du PW615). Pour dire, ça fait même rire des Torontiens!
Ce n'est ni dramatiquement loin, ni terriblement attirant. bourgade improbable de 78,000 habitants, qui a surtout le mauvais goût se situer dans le "no where" ontarien, ou l'idée qu'on s'en fait quand on balaye la carte d'un regard laconique.
L'Ontario. Mais si, vous savez : les premiers milliers de kilomètres qui nous séparent de l'exotique "BC".
Loin de l'océan, et tellement loin de l'Europe.
Là où la continentalité prend tout son sens.
Le voisin contre qui on existe, le poids-lourd politique qui justifie la lutte. Où l'on célèbre la fête nationale avec une semaine de retard. Et où il est même permis d'arborer le drapeau anglais...

Sur les gazon tondus ras, les gamins aux cheveux longs s'ennuyent à mourir durant ce long été de plat désoeuvrement.

Et pourtant, malgré ces a priori et ce rapide constat amer, le voyage a été riche en désillusions, et le soleil a brillé parmi un paysage social des plus surprenant.

 

 

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Déformation gravitationnelle
2005-07-06 20-46-37

Après 5h de route en Ontario, la Terre paraît plate.
En arrivant dans une ville comme celle-ci, la vie aussi paraît plate. Mais sitôt les lunettes du sociologue enfilées, elle s'anime d'une multitude d'indices, de reflets, qui rendent en relief les ombres et les contours.
Un caractère social plus marqué qu'ailleurs, les traits ne sont pas fins. Portraits trop évidents d'une jeunesse en dérive, d'américanisme et de populisme. Ce ne sera pas pour ce chapitre.
Mais en même temps derrière ces masques grossiers, une autre ville se cache. Un autre pays peut-être. Une douce musique un peu timide à la terrasse du café "Eléments", quand Tom Waits prend le pas sur les grondements des chars d'ados bourrés. D'étonnantes rencontres. Jusqu'à l'open mike du Blue Grass auquel j'aimerais finir un dimanche soir.

 

 

 

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Populace
2005-07-06 20-06-01

Mais peut-être n'est ce qu'illusion. L'oisiveté d'une semaine à l'hôtel transporte aisément les pensées jusqu'à saisir sans retour les heures du soir. Sans compter la somme de projets qui s'accumulent pourtant derrière cette fausse déconnexion. Nécessaire cependant.
Le temps y coule différemment, le regard se fait plus extérieur, distant. Observateur. C'est dire...

Non, je n'achèterai pas de chaise pliante.


 

 

 

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