Chapitre précédent
Chapitre 090



Chapitre suivant

 

 

LA CLASSE AMERICAINE
1/2

 

 

Télécharger en taille réelle :

Ya du potentiel
2005-05-05 10-45-00


La vie à New-York semble être régie par des dress-codes difficiles à décrire. Le pus étonnant, c'est que les comportements des gens paraissent tout aussi codifiés, entre libreté extravagante et rigidité classieuse.
Au milieu de tout ça, se dégage de façon générale une certaine "classe", que l'on se bornera pour l'exercice à appeller : "la classe américaine".

Evidemment le regard est toujours biaisé, grumeaux de testostérone oblige. (Copyright Manon)
Ainsi l'aspect "chic et stylé" que je pourrai lire sur une silouhette féminine se transformera irrémédiablement en "mytho ridicule et engoncé" chez un trader en costard.
Je n'y peux rien, les tailleurs attirent plus mon regard que les chemises à carreaux!

 

 

 

Télécharger en taille réelle :

Petits careaux et marge rouge
2005-05-06 16-16-18

Ah beh tiens parlons-en des chemises à carreaux!
Tüpisch von New-York, le complet "costume-cravate-sac à dos" fait des malheurs dans les rue de la métropole. Mais ce style qui pue le compromis a des relents de marre aux requins juvéniles qui ne me conviennent guère.
Intraitable en affaires, et cédant aux caprices d'un système, son porteur retrouve le soir venu ce vestige de liberté aux épaules (ah, l'époque où il pouvait encore regarder quelqu'un dans les yeux...), qui lui donne une comme une deuxième fausse jeunesse, tout aussi absurde que sa vie.
Hey gamin, si tu veux jouer au trader winner ascendant motherfucker, assume et vas t'acheter une serviette en cuir.

(Woh, quel plaisir de lâcher son fiel saturé d'intolérance comme ça, juste parce que ça me passe par la tête...)

Bon d'accord je suis un peu dur avec ce pauvre gamin qui sort de Wall Street et qui n'a aucune raison de m'en vouloir. Eh bien lui en voilà une maintenant!
Et puis de toutes façons cette critique s'adresse bien moins à ce golden boy qu'à tous ceux qui vendraient leur âme pour mettre leur coup derrière cette cravatte rouge. Les pauvres...

 

 

 

Télécharger en taille réelle :

Oh et puis merde, j'arrête de me laver les joues!
2005-05-06 13-31-11

En voilà enfin un qui a tout compris!
C'est CA, la classe américaine. La vraie, l'unique.
On est dans le financial District, le costume est de mise. Ca ne l'empêche pas de vendre des épluches-légumes et de faire l'article sur le trottoir devant les regards incrédules des passants.
Le costume est un accessoire, pourquoi ne pas en jouer et lui redonner son rôle le plus porteur de sens. Et d'un coup, le personnage derrière le tissu s'éclair et nous apparaît, plutôt que de rester cacher dans l'ombre des dogmes.
Comme quoi, c'est encore une fois une question de regard.


 

 

Chapitre précédent

Table des matières
Chapitre suivant