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LA GUARDIA APPROACH

 

 

 

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Hipodrome royal
2005-05-04 19-15-24

L'arrivée sur New-York, c'est comme une première gorgée de bière. Attendue, pressentie, dégustée avec délectation, puis avalée. Rétines ou papilles surexitées, puis l'instant s'efface tout doucement, se mue, l'élan se diffuse à travers tout le corps. Les impressions et les idées s'étalent, se diluent.

Reste un souvenir à la hauteur de l'attente, de la soif, du mythe.

 

 

 

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De Brooklyn à Central Park
2005-05-04 19-14-24

On a beau vivre dans le sensible, j'en demeure convaincu qu'un calcul scientifique et rigoureux permet de maximiser l'intensité du spectacle potentiel.
OK, on va donc prendre un vol pour La Guardia, puisque c'est l'aéroport le plus proche de Manhattan. Arrivée 12 minutes avant le couché du soleil, c'est parfait. La météo est favorable... sauf que vus les vents, l'approche risque de se faire par le Nord, avec une longue finale direct sur la piste 21. Carramba...
Et là miracle : la Tour de La Guardia demande au pilote de notre bon vieux CRJ de chez Bombardier un circuit d'attente par la gauche... autour de Manhattan!
Je détache ma ceinture sans laisser le temps à l'hôtesse de réagir, et saute sur les genoux de la personne en face côté gauche de l'avion, appareil photo et téléobjectif en main. On est tellement près de la ville que c'est plus un grand angle que j'aurais dû employer. Tant pis, dans la précipitation, pas le temps de changer.

 

 

 

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Aux portes de la ville
2005-05-04 19-14-54

Time Square déjà illuminé, la pointe de l'empire State Building qui passe à notre hauteur, l'Oiseau Blanc qui dort sur un quai, Financial District, puis la Statue de la Liberté baignée d'un soleil couchant qui embrase toute la baie. Et on remonté déjà : Pont de Brooklyn, Chrysler building... et on va finalement récupérer la "vent arrière" de La guardia, en s'offrant au passage une place en 1ère loge pour le match des New York Yankees au stade.
Atterrissage, le soleil se couche. En sortant de l'appareil, le pilote m'avoue, large sourire que je ne comprenais que trop : «It's incredible : it's the first time in my life I've been allowed to fly so low over Manhattan. 2000ft! Gorgeous!»

Tu l'as dit.
Comme quoi 2 tours en moins, ça fait de la place dans le ciel... (pas classe, j'avoue. Mais j'y reviendrai bientôt)


 

 

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