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BAC OPTION GREVE

 

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sans l'accord du journal Quartier Libre auquel je les ai vendues.
(cf. section journalisme de mon Portfolio)

 

 

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Près de ses bourses
2005-03-12 15-34-01

Depuis plus d'un mois, les étudiants font le spectacle à Montréal.
Mobilisés pour défendre les aides financières liées au système scolaire, leur mouvement de protestation a pris de l'ampleur et semble-t-il dépassé la portée de la réforme qui a initié cette grogne estudiantine.

Motif initial : 103 millions de dollars de bourses que le gouvernement veut désormais transformer en prêts. Evidemment on ne peut blâmer le gouvernement (libéral) de Jean Charest pour cette décision qui fait naturellement grincer des dents, et lui assure la vindicte populaire.
Les politiques ont beau arguer à juste titre que le système scolaire québécois est le plus "social" et bon marché d'Amérique du nord, on ne peut que désavouer cette coupe qui pénalise forcément les étudiants les moins riches.

C'est ainsi que les étudiants des universités et des CEGEP (les "lycéens") sont courageusement partis en "grêve" avant même la fin de l'hiver pour défendre leur système de prêts et bourses.

 

Hymne du moment :
Libérez-nous des libéraux
(Loco Locass)

 

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Grêve générale illimitée
2005-03-12 16-06-44

Tout cela a véritablement pris de l'ampleur quand les "associations étudiantes" s'en sont mêlées, impliquant du même coup dans leur mouvement des sections complètes d'étudiants.
Il faut dire que le système québécois est un peu particulier :

En choisissant par exemple de s'inscrire en Droit ou en Anthropologie à l'université, un étudiant adhère de facto (et en payant en sus une cotisation obligatoire) à un organisme appellé à défendre les droits et devoirs de l'ensemble des élèves de sa discipline. C'est une forme de syndicat étudiant, obligatoire tout comme dans l'industrie au Québec.
Un corporatisme forcé qui a mes yeux comporte de nombreux travers. Mais le terme officiel est "association". Soit.
Les décisions importantes, comme le boycott des cours, sont prises à la majorité des voix présentes aux assemblées, ce qui requièrerait l'égale implication de tous les étudiants, qu'ils soient militants dans l'âme ou non. L'art d'agiter les consciences et d'impliquer ses troupes y est donc fondamental, et malgré mon inclinaison pour l'art oratoire, je regrette - si j'en crois les échos qui m'en ont été rapportés - que la joute ne se fasse pas sur un pied d'égalité : on sait tous qu'il est bien plus facile dans ce milieu de titiller les rêves 68ards de contre-pouvoir que de défendre une attitude "sagement passive", qui va à contre courant du penchant réactionnaire qu'ont toujours traversées les générations de lycéens et d'étudiants.

 

 

 

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Grêvistes pure laine?
2005-03-12 15-42-31

On me repprochera peut-être cette mise en bouche polémique, mais c'est qu'à mes yeux ces manifestations étudiantes soulèvent plus de questions que le simple équilibre entre prêts et bourses.

D'abord, un point de vocabulaire m'interpelle : "grêve".
Des étudiants et lycéens qui s'entendent pour ne pas aller en cours, au besoin en empêchant certains élèves de s'y rendre, c'est un boycott, pas une grêve. Le parallèle avec le monde du travail était certes tentant, mais certains leaders sont allés un peu vite en besogne : les bourses sont un cadeau (certes nécessaire et même indispensable), pas un salaire. L'enseignement est payant au Québec, et foxer les cours pour lesquels on a payé, cela a évidemment quelque chose de glorieux étant donnée la cause sociale que l'on défend. Mais il est dangereux de confondre les rôles et les droits et les devoirs des étudiants dans le système scolaire.

Manifester contre cette réforme injuste, c'est un devoir.
Boycotter les cours, cela n'a rien d'un droit.

Et ni le drapeau rouge ni le mot "grêve" usurpé ne lui donne une légitimité. Mais peut-être chaque génération doit-elle passer par cette confusion des valeurs.

Du "carré rouge", il ne restera je l'espère bientôt plus qu'une souriante nostalgie, qui aura pris le pas sur les fantasme et confusions qu'il peut véhiculer aujourd'hui.


 

 

 

 

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