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GO SAG'S GO!

 

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Mise en jeu
2004-12-30 21-41-23

Cette fois, on passe la seconde. Les ronds sur la patinoire, c'est définitivement fini.
Bien que 2004-2005 soit condamnée niveau LNH, c'est pas une raison pour oublier les autres ligues. Pendant que le Canadien et les autres clubs de la Ligue discutent plafond de salaire et grêve illimitée, les autres équipes font le spectacle.
De passage à Chicoutimi le 30 décembre dernier (oui, chronologiquement, mes chapitres sont parfois un peu fuckés), on a eu la chance de d'assister à notre 1er "vrai" match de hockey. Dans l'arena ce soir:


Saguenéens de Chicoutimi
VS.
Drakars de Baie Comeau


Autant dire que les 4300 spectateurs avaient choisi leur camp... «GO Sag's GO!»
Mettant le turbo sur le stade de Chicoutimi, les 7 français que nous sommes dégottons in extremis des billets (debout) pour le match. Grosse ambiance : tout Chicoutimi est là ce soir, et ça se voit! Mascottes, pubs, concours, commandites, chants, tout y est.

Les premières minutes nous servent à nous familiariser avec les rouages de ce sport, grâce aux interventions consternées (enfin surtout amusées et toujours sympathiques) de "locaux" : «ah, ok, donc c'est 3 tiers-temps? Pas des quarts-temps? Ok. Et là ya déjà 9-7??? Non ça c'est les tirs cadrés... Et pourquoi ils sautent tous la barrière pour aller jouer? Mais ils sont combien par équipe???» une petite révision s'impose...

 

 

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mise en échec
2004-12-30 22-38-16

La première chose qui surpend sur la glace, c'est les contacts entre les joueurs. Pour jouer tough, ça joue tough!
Et vas-y que je t'explose contre la bordure... Bah bien sûr, attraper et contrôler une rondelle de caoutchouc, c'est vachement plus dur de percuter un mec barraqué enrobé de mousse qui glisse le long du mur...
Alors les mise en échec, ça y va. Saisissant à vivre, le nez collé au plexiglass ébranlé par l'impact, à quelques centimètre des protagonistes!

Plus stressant aussi à vivre en "vrai", quand les mômes du quartier vous propose de jouer un peu "tough". Ca m'est arrivé une fois sur la patinoire de Shawbridge, et d'un seul coup le contrôle de la rondelle devient une affaire secondaire : l'essentiel est de suivre l'arrivée de l'adversaire qui a bien décidé, rondelle ou pas, de vous percuter (pas trop fort heureusement) contre la bordure. Marrant quand c'est un gamin de 8 ans. Un peu moins quand il en atteint 16 ou 20!

 

 

 

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Mise en morceau
2004-12-30 21-48-22

Régulièrement, les altercations dégénèrent en bagarre généralisée. Le schéma est toujours plus ou moins le même : «Direct génital, patte de tigre, cobra!»
Euh, non, c'est pas ça.
D'abord les 2 protagonistes se foutent quelques coups, puis comme avec leurs protections ils ne doivent rien sentir, ils enlèvent tous les deux leur casque et leurs gants rembourrés, et se mettent sur la gueule.
Les autres joueurs, plutôt que d'aller séparer ou défendre leur partenaire, avisent le 1er adversaire venu, se prennent par les épaules, et se foutent eux aussi sur la gueule, consciencieusement ; c'est à dire en rythme, sans gants ni casque. Ca c'est du travail d'équipe : «Chacun le sien!» comme avait coutûme de dire Jean-Jacques, mon entraîneur de foot quand j'avais 6 ans, repris sur le banc de touche par le toujours très présent Mr. Mouette à l'attention de toute sa famille.
Le truc, parait-il, c'est que tant que les joueurs ne sont pas à terre (enfin, à glace m'objecteront les esprits les plus affûtés), les arbitres n'interviennent pas pour les séparer.
Et quand finalement la gravité a joué son rôle, on retrouve sur la glace moulte casques, batons, gants... Remake improvisé de la débâcle de 1912 sur la Bérézina gelée!

Ah, J'oubliais : score final : 2-1 pour les Sag's! L'honneur est sauf, les bars de Chicoutimi vont pouvoir se remplir ce soir, et la broue en spécial va pouvoir couler à flots!

 

 

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