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Chapitre
075
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PASSE MOÉ LA PUCK!
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La patinoire, lieu de vie
2005-01-16 15-54-07 |
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Plongé au coeur de l'hiver québécois Comme un éthiopien à Val d'Isère, mon intérêt grandissant pour le hockey (sur glace évidemment) révèle nombre d'aspects culturels et sociaux qu'il serait dommage de passer sous silence. D'abord
attiré par le faible coût financier du patinage, le chômeur
que j'étais s'est vite enquis d'une paire de patins d'occaz
à 20 pièces (Sports Dépot ou la Poubelle du ski
sont de bonnes adresses si vous voulez faire de même) afin d'entrer
de plein pied dans la saison des glaces. Implorant l'aumône
à la caisse du CEPSUM, mes premiers pas furent plutôt
laborieux ; mon expérience passée se résumant
peut-être à 10 séances de patin en 20 ans, les
patinoires de Conflans, Cergy ou du Vésinet ont plus souvent
vu mon cul que d'harmonieux virages. |
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Goooaaallll!
2005-01-16 15-51-44 |
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Depuis , les entrainements et les parties s'enchaînent. C'est qu'avant de jouer un minimum correctement, il en faut de la pratique! Chutes en tous genres à la clé, on finit vite par s'équiper de quelques protections : genoux, hanches.. la glace ne fait pas de cadeaux. Mais malgré mon niveau déplorable, l'accueil des jeunes du quartier est toujours incroyablement chaleureux, ce qui compense bien les longues minutes à suer sans et eau sans réussir à toucher cet insaisissable rondelle. Éclairées jusqu'à 10h le soir, les patinoires attirent toujours beaucoup de monde, chaque tranche d'âge trouvant plus ou moins son horaire. Si bien qu'en arrivant tôt, on peut s'entraîner un peu avec les plus jeunes, et plus la soirée avance plus le niveau monte! Au dessus de 14 ans, ils sont bien trop forts pour moi. Et à partir de 20 c'est même plus la peine de tenter d'en arrêter un. Mais dans tous les cas, on apprend, et surtout on s'amuse. C'est bien là l'essentiel! |
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Le
chandail de hockey
2005-01-16 15-54-07 |
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La patinoire de Shawbridge, en face de la maison du MOC, (qu'on voit sur la 1ère photo du chapitre en arrière plan) témoigne bien de l'esprit québécois, synthétisé il y a plusieurs décénies déjà par Roch Carrier et son célèbre conte pour enfants intitulé : "Le chandail de hockey"
«Les hivers de mon enfance étaient des saisons longues, longues. Nous vivions entre trois lieux : l'école, l'église et la patinoire ; mais la vraie vie était sur la patinoire.»
On
m'a récemment conté cette histoire que tout le monde connait
évidemment icitte. Je vous la retranscrit brièvement : Bon, je ne vous raconte pas la suite, c'est à vous de la découvrir si le pitch vous a plu. En
tous cas, l'extrait cité plus haut est aujourd'hui inscrit sur
les billets de 5$ aux côtés d'une belle esquisse, et est
révélateur du lieu de vie et de rencontre que peut être
la patinoire chez les Québécois, encore aujourd'hui. |
